La France déjà en retard sur le biokérosène

Alors que nous débattons sur nos filières de biocombustibles (huile de palme et déforestation contre colza et utilisation de plantes destinées à l’alimentation), les Etats-Unis se posent beaucoup moins de questions puisqu’ils totalisent déjà 42% de la production mondiale de biocombustibles.
Concernant l’aviation, l’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit d’utiliser un biocombustible moins polluant que le kérosène actuel.
Dans ce domaine, un total de six biokérosènes sont aujourd’hui certifiés par l’ASTM (American Society for Testing and Materials).
De notre côté de l’Atlantique, l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energiepréconise la valorisation des déchets pour produire ce biokérosène (déchets organiques industriels et urbains comme les huiles usagées, les graisses animales, les ordures ménagères ou les résidus de l’industrie agro-alimentaire transformés en combustibles liquides par procédé Fischer-Tropsch).
De son côté, Air France s’est associé à Airbus, Safran, Total et Suez autour du projet BioTfuel pour la production d’un biocombustible de 2ème génération, issu de la filière lignocellulosique (résidus des filières bois et agricole).
Ces projets nécessitent de lourds investissements et donc le soutien des politiques, il ne verront une mise en production réelle qu’aux alentours de 2025, à moins que d’ici là M. Hulot ne propose des avions électriques…

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